Ça prend-tu vraiment un village?

It takes a village

It takes a village to raise a kid.

Ouain, plus vraiment.

À l’époque où les familles vivaient l’une près de l’autre, qu’on ne se questionnait pas trop sur les différents styles parentaux, que les cousins grandissaient ensemble et que toute la marmaille se faisait élever par la communauté, cette expression avait sa place. Car c’était vrai, que tout le village avait les yeux sur les enfants des autres. Ce n’était pas anormal que Mme Chose, trois blocs vers la gauche de chez soi nous reprenne pour une bêtise qu’on avait faite. Les parents en étaient même reconnaissants. C’était normal que tantes/oncles/grands-parents/voisins contribuent de proche ou de loin à l’éducation de l’enfant et qu’ils avaient tous un mot à dire sur la façon dont celui-ci était élevé.

Mais à l’époque où la famille nucléaire prime, ça ne marche plus. Et je me demande bien souvent comment quelqu’un qui ne vit pas sous notre toit serait en mesure de reprendre mon enfant sur quelque chose, quand parfois même mon mari et moi ne sommes pas d’accord sur une approche parentale. Et je sais que ça peut être bizarre, surtout dans notre culture où tout le monde à son mot à dire dans l’éducation de l’enfant, mais pour moi, c’est une pilule qui ne passera jamais. Les temps ont changé et notre mentalité aussi. Chaque parent, lorsqu’il devient parent, entreprend une quête du style parental qui lui convient et l’applique à sa façon. Alors quand quelqu’un reprend mon enfant sur quelque chose qui ne le concerne pas, ou passe un commentaire sur son éducation, je l’avale vraiment de travers. SURTOUT quand ça va complètement à l’encontre de mes valeurs.

Je pense qu’il est important de se mêler de nos progénitures et laisser faire celles des autres. Notre job s’arrête là où celle des autres parents commence.

Attention. Il y a nuance. Reprendre un enfant qui fait quelque chose qui puisse nuire à sa sécurité ou celle des autres, c’est une chose. Reprendre un enfant sur son assiette qui n’est pas terminée, le culpabiliser pour son accoutrement, rire de lui parce qu’il dort encore avec une lumière, s’en est une autre (et ce sont ici que de bien simples exemples, la pointe d’un iceberg dont tous les parents connaissent malheureusement la base).

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